Les trois singes, ou « Singes de la sagesse » sont plus qu’un symbole, ils sont une philosophie de vie et une méthodologie de travail. D’origine sino- japonaise, nos trois compères arborent aujourd’hui de multiples interprétations populaires qui s’accordent sur un point : la recherche d’une forme de sagesse et une mise en garde.

Une de leur plus célèbre apparition fut sculptée par Hidari Jingoro (1594-1634), mais bien avant d’orner les frontons des temples Kôshin* au Japon, nos trois sages singes se furent l’illustration des entretiens de Confucius (entre -479 av. JC et 221) : « Devant l’impolitesse, ne pas regarder, ne pas écouter, ne pas parler… ».

Pour ma part, j’aime à les interpréter comme l’allégorie de la pensé de Descartes (1596-1650), le « Cogito – Je pense donc je suis » : se méfier de l’interprétation de nos sens (Ouïe, Vue et Goût) pour envisager notre environnement de manière rationnelle, réfléchi et en pleine connaissance des éléments le constituant.
C’est cette méthodologie d’analyse qui caractérise aujourd’hui mon travail et mon architecture : proposer une réponse optimisée, justifiée et adaptée au contexte et son environnement.

Pour l’anecdote Gandhi, paraît-il, en gardait toujours une représentation sur lui.

*Croyance populaire devenue peu à peu culte religieux dans laquelle les singes représentent les compagnons puis les messagers de divinités supérieures


Oilleau Mickaël-Emeric, Architecte Diplômé d'Etat - HMONP